juillet/aout 2017 : Rio Dulce & Belize

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Suite des aventures d’Oxygen, de Cap’tain Syl et de Mouss’Isa !
Une fois de plus Oxygen s’octroie une belle balade de 2 mois entre Guatemala et Belize…..Ci-dessous notre périple :

1 juillet : Trajet Guatemala City / Rio Dulce en taxi: 250km de route pas toujours en bon état, pas d’autoroute, un traffic routier composé essentiellement d’énormes camions, de mobylettes/motos, de bus qui se trainent, peu de voitures particulières mais qui veulent toujours dépasser les bus et camions…..Ici il faut préférer prendre un taxi, louer une voiture est un peu suicidaire !
Oxygen se repose depuis 4 mois au ponton de Ram Marina. Il est en bon état de propreté, faut dire que la chef Karen l’a fait nettoyer inter/exter juste avant notre arrivée.
Durant notre absence le déshumidificateur a joué son rôle…..heureusement car on constate qu’ici à cette période les pluies sont diluviennes, la chaleur est moite, les araignées/chenilles/trucs volants & rampants (plus ou moins gros) sont légions (par contre aucun moustique !!), en résumé la jungle !
Côté technique nous recherchons comme des dingues ce qui diminue le débit d’eau de mer au robinet d’évier (depuis février dernier…) avec divers essais/remplacement de pompe etc etc. Nos efforts sont récompensés : un petit morceau de joint blanc genre silicone stationne dans le filtre de la pompe, il était si petit qu’on ne le soupçonnait pas en observant le filtre, c’est seulement au démontage complet qu’on l’a retiré, et maintenant tout va bien. On va pouvoir faire la vaisselle à grande eau (de mer) !!!

2 rue principale de Frontera

On fait un peu de course à Frontera, la petite ville au croisement de la rivière Rio Dulce et du fameux pont : la rue principale est très impressionnante. La circulation y est extrêmement dense avec d’énormes camions, genre trucks américains, qui se croisent dans cette rue étroite. Il n’y à même pas de trottoir car tous les petits commerces se sont étalés sur les trottoirs et la chaussée. Donc les gens d’ici vivent un perpétuel nuage de pots d’échappement au risque de se faire écraser à tous moments !! Pour info, c’est tout le trafic routier qui monte vers le nord du Guatemala + le Belize + le Mexique, un truc de fou !fs

3 Castillo de San Felipe

6 juillet : Oxygen quitte son ponton mais de suite on s’aperçoit que notre position sur la cartographie ne nous suit pas : le GPS est en panne. En fait juste un problème de connectique, encore un coup de l’humidité (82% à l’intérieur du bateau). On repart, passage sous le pont immense du Rio Dulce (un des plus grand d’Amérique Centrale), devant el Castillo San Felipe (ancien fort des conquistadors espagnols qui défendait contre les pirates les stocks de marchandises précieuses, comme l’or volé aux Mayas. Cette marchandise était ensuite chargée sur galions pour rejoindre l’Espagne), entrée dans le lac Izabal, le plus grand du Guatemala, au milieu des montagnes superbes. Pour info on est déjà à 8m au-dessus de la mer…..et surtout Oxygen est dans l’eau douce, on a pas l’habitude. Quand on va nager autour du bateau on flotte moins bien !!!
Il y a des tas de nénuphars et de jacinthes d’eau (à fleurs mauves) dérivants au gré du courant. Ils proviennent de grandes nappes situées en amont, tout à l’ouest du lac, près de la ville El Estor. Lorsqu’il pleut beaucoup avec du vent, des grappes de plantes se détachent et descendent avec le courant. Au premier abord on était un peu inquiet de voir des végétaux alors qu’il y a 10m de profondeur…..

4 Mouillage devant Denny's Beach
Mouillage de Denny’s Beach

Mouillage face à Denny’s Beach, petit hôtel de 14 chalets dans la jungle au bord du lac, c’est un canadien qui s’y est installé depuis 30 ans.

Balade à cheval dans la montagne avec Lino, un p’ti fermier qui a quelques chevaux. Les habitations sont constituées de rondins de bois verticaux et d’un toit de feuilles de palmes. Les poules, canards, oies, paons, cochons sont en liberté. Les vaches, qui ressemblent plutôt à des zébus, sont en pâturage tout comme les chevaux et les ânes, assez nombreux. Le maïs est cultivé pour, entre autre, la confection les tortillas, le pain local. Et bien sûr la végétation est luxuriante (le mot est faible…).
Mais nous n’avons pas eu l’occasion d’observer les crocodiles et les lamantins qui, parait-il, vivent dans le lac…..

9 juillet : Ensuite nous avons traversé le lac pour mouiller devant la Finca El Paraiso, une finca est en fait une très grosse ferme/élevage.
Nous sommes allé visiter une cascade d’eau chaude (Agua Caliente). En fait il y a un torrent de montagne classique, c’est-à-dire frais. Et il y a des eaux presque brûlantes qui arrivent par la cascade, elle proviennent d’une source qui passe au travers du volcan, et donc s’y réchauffe et sentent le souffre…..Bien sûr nous nous sommes baignés, quand on passe derrière la cascade, la roche est très chaude, un vrai sauna !!
Ici aussi il y a de vrais cowboy. les chevaux servent à se déplacer, à travailler. Sans oublier le revolver à la ceinture !! (12% de la population est armée, de façon licite ou pas….)

Ensuite nous sommes allé à El Estor en taxi, la petite ville au nord du lac. C’est très tranquille, très campagne. Il est seulement déconseillé de mouiller devant avec le bateau, pas d’attaque corporelle du tout, juste des petits vols mais les moteurs d’annexe sont très convoités pour équiper les barques….

5 Pont du Rio Dulce
Pont de Frontera au dessus du Rio Dulce

11 juillet : Puis au bout de 5 jours retour au Rio Dulce pour finaliser l’approvisionnement des légumes & fruits. On s’est pris un bateau taxi pour faire l’aller/retour à Livingston faire les papiers de sortie du pays. Nous aurions pu le faire directement en passant avec Oxygen, mais on a préféré profiter de cette belle balade dans le lac du Golfete et surtout dans le canyon sans se soucier de la navigation.!

6 Descente magique du Rio Dulce

13 juillet : c’est le grand départ du Rio Dulce pour 2 h de navigation !! Nous avons choisi de mouiller tranquille au bout du lac Golfete, au milieu des allers et venues des locaux avec leurs barques, ici pas de route terrestre, tout le monde se déplace sur l’eau par la rivière, même les enfants, à partir d’environ 8/10 ans, vont à l’école avec leurs petits habits d’écolier en barque à la rame !!..C’est d’une très grande tranquillité.

7 Retour de pêche au petit matin à Livingston

14 juillet : Nous repartons de bonne heure pour finir la descente du Rio Dulce (c’est la partie dans le canyon, sublime) , passer devant Livingstone et on entre dans les eaux beliziennes. Nous mouillons à Punta Gorda, première petite ville du Bélize pour faire notre entrée officielle : 5 bureaux différents (Police, douane, capitaine du port, immigration, parc & réserve : heureusement tous dans le même bâtiment, avec climatisation !!). Nous sommes en règle et pouvons repartir aussi vite pour passer la nuit devant Moho Cay, un caillou tout au sud de la barrière de corail. Il faut reconnaitre que nous sommes très surpris et bien dégoutés de constater une profusion de plastiques hachés menu tout autour d’Oxygen. Mais en y réfléchissant ce sont tous les déchets provenant des Antilles, d’Europe et d’Afrique qui traversent naturellement l’Atlantique avec les courants et s’accumulent au fond de la Mer des Caraïbes, c’est un cul de sac. Un peu comme les cheveux qui s’accumule dans le siphon de votre lavabo de salle de bain !!! C’est pas joyeux et extrêmement impressionnant. Je n’ai pas fait de photo tant j’étais dégoutée. Ce n’est pas sale en soi, nous nous somme baigné, mais je pense aux tortues et oiseaux qui forcement en mangent en pensant choper un aliment !!13 juillet : c’est le grand départ du Rio Dulce pour 2 h de navigation !! Nous avons choisi de mouiller tranquille au bout du lac Golfete, au milieu des allers et venues des locaux avec leurs barques, ici pas de route terrestre, tout le monde se déplace sur l’eau par la rivière, même les enfants, à partir d’environ 8/10 ans, vont à l’école avec leurs petits habits d’écolier en barque à la rame !!..C’est d’une très grande tranquillité.

7bis Oxygen sous code D

15 juillet : nous repartons bien vite de cette poubelle flottante pour Lime Cay. Autre caillou avec mangrove, toujours un peu de déchets mais ça va beaucoup mieux en s’éloignant des côtes.

8 Ranguana Cay, la carte postale classique des Tropiques

16/17 juillet : nous continuons notre navigation pour arriver à Ranguana Cay où nous restons 2 nuits. Enfin nous retrouvons nos marques : eaux translucides, poissons multicolores, raies pastenagues & léopards, langoustes etc etc……

9 Rapace de Jack's Cay
Rapace de Jack’s Cay

18/19 juillet : petite navigation pour aller à Jacks Cay. Notre mouillage préféré jusqu’à maintenant. C’est une île inabordable en raison d’une mangrove épaisse impénétrable, avec un petit lagon dont la passe n’est pas très facilement identifiable. Au centre du lagon les fonds plongent à 15 m environ et de magnifiques raies léopards se baladent tranquilles. L’eau est limpide jusqu’au pied de la mangrove, c’est très rare. On peut donc observer la multitude de bébés poissons qui grouille dans les racines des palétuviers, c’est une vrai nurserie à poissons !! Et bien sûr les prédateurs sont là aussi, il y donc beaucoup d’oiseaux (pélicans, frégates, fous, cormorans….et même des rapaces) qui vivent dans cette mangrove. Le soir ils se regroupent pour dormir dans les arbres. On y reste 2 nuits pour profiter du spectacle.

10 Les racines de la mangrove de Jack's Cay
Racines de la mangroves de Jack’s Cay

20 au 24 juillet : On sort de la barrière de corail pour aller dans l’Atoll Glover’s Reef : 5 h de navigation. La cartographie n’étant pas exacte, on ne peut naviguer à toute heure car il faut être vigilant pour ne pas rencontrer « une patate de corail », on part donc seulement quand le soleil est suffisamment haut pour bien distinguer les fonds !!!.
L’arrivée aux abords de l’Atoll est impressionnante, les fonds remontent d’un coup de plusieurs centaines de mètres à seulement 50cm, la couleur de l’eau passent donc du bleu foncé au turquoise translucide. Il faut ensuite trouver un « cheminement » entre les patates de corail pour accéder à l’intérieur de l’Atoll : le Graal !!

Pour info, dans tout l’Atlantique il n’existe que 4 Atolls semblables à ceux du Pacifique, véritables anneaux de corail dans lesquels il y a quelques interruptions (voire 1 seule) qui permettent de pénétrer dans l’atoll:
– 1 au Mexique : Chinchorro, que nous avons fait en février dernier sur le trajet de Cuba au Belize.
– 3 au Belize : Glover’s Reef, Lighthouse et Turneffe Islands.

11 ça va tomber sur Marisol Cay au sud de Glover's Reef

Donc dans cet atoll de Glover’s Reef : on va d’abord faire le mouillage de Marisol Cay, île privée minuscule avec un hôtel de quelques cabanes, c’est la basse saison, c’est quasi vide. Les cabanes sont très simples, pas de luxe. Le luxe n’est pas dans l’équipement mais dans le fait de pouvoir séjourner à cet endroit. Par contre les hôtels sont toujours pourvu d’un centre de plongée. Nous rencontrons Eddy le propriétaire (bélizien), sa famille, la totale. Des gens charmants avec une certaine classe. Du coup nous avons fait une plongée bouteille avec Eddy jusque 30m sur le tombant extérieur de l’Atoll. C’est toujours planant de ne pas avoir à remonter pour respirer !! on peut observer longuement la vie sous-marine. On a vu pratiquement les mêmes choses qu’en apnée mais tranquillement : tortues, langoustes mais pas touche !!, requins de récif, requin nourrice, barracuda, mérous etc mais pas de photo car notre appareil n’est plus étanche à cette profondeur !! L’eau étant parfaitement claire, on voyait super bien.

Le premier soir on s’est pris un bel orage, on a même coupé le courant dans le bateau de crainte de la foudre. Puis il a plu terriblement durant 2h avec beaucoup de vent (ça va ensemble : éclairs/vents/pluies). Pour nous ça allait, on regardait un DVD de Columbo (je vous rassure il a bien trouvé l’assassin) !! Mais il y a avait un petit bateau de pêcheurs béliziens de 6 m pauvrement équipé. Ils sont 5 à bord, c’est énorme, on ne comprend même pas comment ils font. Le soir venu ils se mettent au mouillage, et tendent une bâche de la baume aux cotés de la barque pour s’abriter du vent et de la pluie. Et c’est tout !! Durant cet orage, le vent est monté à 35 noeuds, soit environ 65 km/h, ensuite la pluie a dû les tremper de partout. Il est certain qu’aucun cm2 de la barque n’est resté au sec. Mais vaillamment au matin ils ont étendu leurs affaires, replié la bâche et sont reparti à la pêche !! C’est admirable, mais ils n’ont sans doute pas le choix !

12 Syl à bord de la barque des valeureux pêcheurs
Pêcheurs béliziens, Sylvain à leur bord….

Le pire c’est qu’en les voyant arriver et s’installer, syl est allé leur porter une bouteille de Rhum du Guatemala (moi je voulais leur donner du chocolat et des gâteaux mais Syl pensait que le Rhum aurait plus de succès !! et puis il est allé à la nage alors les gâteaux n’auraient pas supporté….), on imagine qu’avec la nuit de merde qu’ils ont passé, le rhum n’a pas fait long feu !!!

13 Sapins de Noël multicolores sur un cerveau

Jour funeste : bêtement j’ai renversé ma tasse pleine de café sur mon PC : Vision d’horreur !! En même temps je crie et le bascule pour éliminer un max de café, on le laisse à l’envers durant 24h ensuite je nettoie le clavier au coton tige etc etc, et il redémarre sans souci !!! Je l’ai échappé belle…..

13 bis Requin dormeur

2 jours après nous avons navigué à l’intérieur de l’Atoll pour rejoindre Long Cay. Autant vous dire qu’a certains moments c’est un peu labyrinthique !! Dans ce genre de navigation, Syl est à la barre et moi je grimpe au-dessus du carré (sur le roof) et suivant la couleur de l’eau, ce que je distingue (ou pas), je lui donne les indications pour aller à bâbord ou tribord, 10°, 5° etc. Car en fait l’intérieur de cet atoll n’est carrément pas cartographié !! (et j’ajoute que je n’en mène pas large car j’ai toujours peur qu’on se mette sur les cailloux !). Pour corser quand un nuage passe dans le ciel on peut confondre l’ombre du nuage sur l’eau avec des roches…..Bref !

14 Poisson coffre

25 au 27 juillet : on change d’Atoll, on sort de Glover’s Reef pour aller à celui de Lighthouse. Alors en résumé : du vent et on est au prés, donc je ne vais pas faire un dessin : on est bien secoué. On arrive sur l’atoll de Lighthouse vers 16 h donc trop tardivement pour pouvoir cheminer entre les patates de corail. On s’arrête donc au plus simple et au plus sûr : mouillage de Long Cay. Mangrove, fond d’herbier, on prend pas de risque..

15 Halfmoon Cay

Le lendemain on traverse l’atoll par l’intérieur (non cartographié non plus) pour arriver à Halfmoon Cay. Eau sublime, île de palmiers avec un observatoire à oiseaux : fous à pieds rouges, fous bruns, frégates, pélicans, Cormorans dans les arbres et un rapace. Au sol pléthores de bernard-l’ermite qui cheminent chacun avec son coquillage d’emprunt, crabes, iguanes, lézards…..On est resté 2 nuits.
La plongée était super sympa dans ces eaux translucides, à se demander si on plonge pas dans une bouteille d’eau minérale….avec des raies pastenagues, barracudas, mérous, etc etc…tout qui va bien.

16 Rapace su la girouett d'Oxygen

Un rapace a élu domicile sur Halfmoon Cay. Il s’est construit un super nid dans le piètement du phare, mais il a voulu rendre visite à Oxygen et vous le voyez posé tout en haut de notre mat, sur la girouette !! Il a décalé les segments BB et TB mais la girouette en elle-même n’est pas endommagée, heureusement.

17 Fou aux pattes rouges

28 juillet : On sort de ce paradis bleu turquoise par la passe sud pour rejoindre l’Atoll de Turneffe Islands. On décide d’y pénétrer par la SouthEast Pass (la passe du Sud Est), de le traverser et de mouiller à la sortie de la passe Blue Creek au Sud Ouest…..mais là encore la cartographie n’est pas au RdV, ou plus exactement nous en avions 2 qui n’indiquaient pas les même positions !! On s’est un peu paumé, et Oxygen s’est retrouvé avec seulement 50cm d’eau entre les hélices et les coraux…..c’était très pénible……donc on a changé de stratégie pour finalement trouver un cheminement qui nous a conduit au bon endroit. Ouf !!!
Pour info, la carto MaxSea est bonne pour la passe Sud Est mais pas ensuite car le canal de sorti n’y existe pas. Par contre la carto InavX est décalée pour la passe SudEst mis par contre la passe de Sud Ouest est bien indiquée, avec les bonnes positions. Par contre les bornes rouges à tribord et blanches à bâbord du bouquin Rauscher ont été remplacées respectivement par des bornes vertes et rouges !!
A part ça, tout va bien. Mais j’ai pas eu le temps de prendre des photos……
Le mouillage à la sortie de Blue Creek n’est indiqué nulle part, mais attention aux moustiques et surtout il est infesté de nonos…mais très sympa à part ça.

18 C'est beau mais on connait pas !

29 au 31 juillet : Réveillés à 3h30 par une averse et les copains moustiques/nonos nous empêchant de nous rendormir, on repart. Puisque nous étions mouillé juste à la sortie, pas besoin de lumière pour repartir.
Direction la marina de Cocumber, juste à côté de Belize City, la plus grosse ville du Belize. Mais ce n’est plus la capitale, cette dernière a été délocalisée à Belmopan, dans les terres, en raison des cyclones qui détruisait trop régulièrement Belize City !!
La marina est minuscule, et monopolisée par quelques 7 à 8 petits ferries des îles, 5 à 6 catamarans de location et des petits bateaux à moteurs. Bref, une seule place était susceptible de convenir à Oxygen : Colette, la responsable (son père est français, d’où le prénom), nous l’accorde, ouf !! Lùis, le pro des pontons, nous prend les amarres. Super. Heureusement car c’est le seul endroit où laisser Oxygen tranquille en sécurité, car le Cap’tain a une idée en tête……Nous faisons les papiers (bureau ouvert 7 à 17h, 7/7), faisons le plein d’eau potable, de carburant (impossible pour Oxygen d’accéder au ponton carburant : trop grand ! c’est donc un tracteur et son réservoir sur remorque qui vient à nous. Le tuyau n’est pas assez long pour le réservoir tribord, nous sommes donc obligé de bidonner….). Je fais une lessive (c’est une lessiveuse comme avait ma grand-mère il y a 30ans, quant au sèche-linge : il ne sèche pas…).
4h après une voiture vient nous chercher mais c’est une surprise je ne sais pas où nous allons !! Syl a passé ses coup de fil depuis le bureau de Colette, Tout ça les ont bien fait rire….
1h1/2 après nous arrivons à Bermudian Landing, un village dans la jungle. Dans le Nature Resort, petit lodge au milieu du sanctuaire des singes hurleurs…..

19 Héron bleu

Roy, le boss, nous concocte le programme du lendemain : balade matinale en barque sur la Belize River, l’après-midi randonnée dans la jungle. Le tout avec Russel, guide.
Mais d’abord Roy nous fournit un chasse mouche. Là on s’est dit on est bon pour les petites bêbêtes toute la nuit. Le chasse mouche est un morceau de bois dont la moitié a été écrasé/travaillé jusqu’à ce que les fibres soient déstructurées, mouvantes et souples. Au final c’est comme une queue de vache.…..Heureusement nous n’avons pas eu à nous défendre, pas de moustique !
Le soir nous avons bien écouté tous les bruits (insectes, oiseaux, zébus, chevaux…) mais à priori pas de singes hurleurs……par contre au petit matin, j’ai entendu monter de la jungle des cris puissants que je ne connaissais pas. J’en étais sûr, c’était eux, les hurleurs……

20 Iguane

P’ti Déj local (œufs brouillés, purée de haricots rouges, bacon…ce pays était anglais il n’y a pas si longtemps, leur indépendance date seulement de 1981), puis on rencontre Russel notre guide. On met le canoë à l’arrière de la voiture de Roy et nous voilà parti pour 1/4 h de voiture, on met le canoë à l’eau et nous voilà sur l’eau, tel Indiana Jones, à la recherche des singes hurleurs. Je précise qu’il n’y a pas de moteur, on descend la rivière, Russel a une rame pour gouvernail. 2 minutes après on les voyait déjà, sur les branches des grands arbres surplombants la rivière. Ils sont absolument tout noir, une très belle fourrure épaisse à poil long, surtout sur le dos. Le ventre est peu poilu. Et surtout ils ne sont pas très grands, en moyenne 40cm, sans la queue. Comment de si petits animaux arrivent à sortir un cri si puissant ?? les mâles dominants ont un goitre, c’est la caisse de résonnance, et ça marche bien.

21 Singe Hurleur qui hurle...

Notre guide Russel est super, il nous explique très bien (en anglais forcement). Et surtout il communique avec les singes !! il crie et les singes se mettent à lui répondre, c’est très impressionnant. Il à l’œil super aiguisé, il chope tout : hérons, martins pêcheurs, lézards Jésus (ils marchent sur l’eau…), chauve-souris, iguanes verts/oranges/bruns…….. Ce périple a duré presque 3h.
En fait Roy et Russel sont natif de ce village et sont amoureux de leur environnement, et veulent partager, ça se sent vraiment. Roy est plus réservé, mais il a monté un joli petit hôtel avec 7 cabanes. Russel est plus expansif, il parle facilement, il est très proche des gens.
Pour info Russel nous a montré les photos d’un jaguar qu’ils ont dû tuer la veille, à 5 km du village. Il était magnifique. Malheureusement il avait pris l’habitude de s’attaquer aux vaches locales, c’était moins fatiguant que de chasser les animaux sauvages, mais ça dure pas !

22 Lézard Jésus

L’après-midi, on part faire la ballade à pied avec Russel. En fait à environ 1 km de l’hôtel une famille de singes hurleurs a élu domicile dans les hauts arbres. Russel engage la conversation avec les singes et il nous dit qu’il va aller leur chercher leurs feuilles préférées !
Ensuite il les appelle et certains viennent prendre les feuilles dans la mains, on avait les singes à 50cm de nous (facile pour les photos….). C’était magique. Russel connait cette famille depuis des années, elle est composée de 5 mâles (dont 1 dominant, c’est celui qui fait le plus de bruit, avec le plus gros goitre), 5 femelles, 10 jeunes….
Russel nous explique aussi la pharmacopée de la forêt, pour lui tous les médicaments sont à portée de main (sauf nous précise-t-il pour les cancers/sida etc), il nous fait fumer des lianes qui en fait est de l’encens….et nous montre avec quels morceaux de bois sont fait les fameux chasses mouches (branches de palmier portant les fruits, production artisanale locale bien sûr).
Le soir nous décidons de repartir en barque avec Russel à la recherche d’autres animaux, il faisait nuit. Pour ceux qui connaissent le film « La nuit du Chasseur » avec Robert Mitchum, c’était pareil. On glissait sur l’eau silencieusement, sous une moitié de Lune, les oiseaux et iguanes dormaient sur les branches surplombant la rivière. Nous étions plus en aval qu’au matin. Puis la rivière s’élargit pour devenir comme un petit lac, façon marécage. Dans la lumière de la frontale de Russel on voit au loin des points lumineux doubles : les yeux des crocodiles !!
Sur la vingtaine de crocodiles détectés de loin, seul 4 ont bien voulu se laisser approcher à 50cm, juste à côté de moi (j’avais la place la plus en avant sur le canoë). La façon dont ils s’enfoncent dans l’eau sans absolument aucun bruit ni remous est époustouflante, même lorsqu’ils font plus de 2m. Au final on en a pas vu beaucoup de prés mais c’était tout de même instructif. Et cette virée by night avait une ambiance très particulière….

23 Singe hurleur observateur

Puis le lendemain on repart avec un taxi pour Belize City, faire quelques emplettes, passer à la banque, des bêtises quoi….

24 Pêcheurs du Belize

1er aout : on repart de la marina pour Robinson Cay, juste à quelques miles nautiques. C’est juste une île à mangrove, pas d’eau translucide. C’est juste un mouillage d’étape.

2 & 3 aout : On repart tôt pour Tabacco Cay, île assez courue. Donc on va se rendre compte par nous même !!
Plus de 40 miles de nav : c’est une île minuscule blindée de palmiers, de cabanes d’habitation, d’un bar…et l’eau alentour est belle. Mais il y a beaucoup de passage de barques à moteur, C’est sympa mais on est pas conquis.

25 South Water Cay

4 & 5 aout : On choisit d’aller à South Water Cay, dans la réserve marine du même nom à quelques 5 miles au sud, en suivant le reef par l’intérieur. Avec une toute petite brise nous déroulons le solent, nous mettrons 2h1/2 !!! On a tout notre temps.
Pour info on y était déjà passé en février, mais c’est toujours aussi joli, tranquille. Les fonds marins sont sympa et on y a pleins de copines Langoustes…
On est resté 2 nuits mais aucun ranger n’est passé pour nous faire payer la réserve. Peut-être qu’en basse saison ils ne font pas payer ? car c’est vrai qu’en février dernier à chaque réserve les rangers venaient très rapidement alors que cet été aucun ranger ne nous a rendu visite, nous n’avons payé qu’à Halfmoon Cay dans l’atoll de Lighthouse, et encore c’est nous qui nous sommes déplacé à terre.

26 Langouste

6 aout : Oxygen navigue vers Spruce Cay, petit îlot de mangrove entouré d’un reef bien circulaire avec une passe profonde, normalement facile à détecter par bonne lumière. Impec. On va plonger, les fonds sont superbes, on fait carrément le tour de l’île. On voit des coraux, des oursins qu’on ne connaissait pas. On ramène le déjeuner en même temps : langoustes & 1 carangue (poisson).
C’est un mouillage de jour seulement normalement, mais la météo étant clémente on décide d’y passer la nuit.

27 Raie léopard

7 aout : On reprend la mer, direction le village de Placencia pour effectuer les papiers de sortie du Belize. On envisage tout de même de trainer encore dans les îles béliziennes ensuite mais elles sont éloignées de la côte et on pourra ainsi filer direct vers le Guatemala.

7 au 9 aout : Halte à Placencia, petite bourgade (1000 habitants) du Belize. C’est un village de pêcheurs à l’origine, mais le tourisme y a jeté son dévolu. On voit donc les travailleurs de la mer dépecer leur pêche du jour sous les yeux étonnés de touristes français, allemands, américains etc etc. Attention ce n’est pas non plus l’invasion, ce sont surtout des hôtels un peu haut de gamme qui se sont construits tout le long de la mer au nord de Placencia sur 10 km !! Du coup se sont développés des tas de p’ti restos de plage, boutiques de souvenirs gentillets…c’est relax, pas prise de tête. Il y a même un glacier français.
Le but de ce mouillage était de faire les papiers de sortie du Belize avec les autorités. C’est pas à Placencia même. Il faut prendre une navette fluviale pour se rendre à Mango Creek : un quart d’heure sur les canaux avec les habitants qui rentrent du travail ou de l’école, sympa…..Ensuite un taxi pour aller à l’aérodrome, c’est là que se concentrent les autorités. D’abord l’Immigration qui tamponne nos passeports et nous explique que normalement il devrait venir à bord d’Oxygen pour faire les papiers, mais comme les effectifs sont trop restreint ils ne peuvent pas : cependant il nous demande tout de même le prix du déplacement, soit 100 $bélizien (50$us). Bien sûr il ne fait pas de reçu. On imagine qu’il les a mis dans sa poche. Faut savoir que le Belize est le seul pays de l’Amérique Centrale à n’avoir pas signé la convention des Nations Unies contre la corruption…..Bref, pas grave, c’est toujours mieux qu’un accident et ça paye les Parcs & Réserves Marines que les rangers ne sont pas venu réclamer. Faut être philosophe !

28 Franck's Cay et sa maison en cône

10&11 aout : On repart de bon matin pour Tom Owen’s Cays, 20 miles nautiques (35km) pour arriver à l’extrême sud-est de la barrière de Corail. C’est le parc des Sapodillas, composés de 7 îles en chapelet le long d’un axe nord/sud (Tom Owen’s cay/Northeast Cay/Franck’s Cay/Nicholas Cay/Hunting Cay/Lime Cay/Sapodilla Cay), plus Seal Cay qui est excentrée dans l’ouest.
Tom Owen’s Cay est un mouillage entre 2 minuscules îlots habités, dont l’un avec une maison en forme de cône, recouverte de coquillages lambi ! Spectaculaire, ça a dû demander un travail de forcené. La plongée était belle mais pas exceptionnelle.
Heureusement que nous étions bien mouillé, et surtout qu’on pouvait tourner, car du soir au matin Oxygen a fait plusieurs fois le tour complet autour de l’ancre…..Sans compter les orages. Du coup l’alarme de mouillage nous réveillait dès qu’on sortait du périmètre défini. Pas très reposant.

29 Chapelet d'îles des Sapodillas

12 au 16 aout : 
Au bout de 2 nuits nous décidons de rejoindre Franck’s Cay à quelques 5 miles. On mouille juste devant l’île, par 1.2m de fond (soit 60 cm sous Oxygen). Tranquille. Durant la nuit nous avons un peu de vent (prévu), des orages et des grains, pas énormes mais l’ancre a dérapé et Oxygen a glissé d’une centaine de mètre avant que l’ancre ne s’immobilise. Bien sûr l’alarme de mouillage nous a prévenu. Après état des lieux, rien de grave, on se recouche. Au petit matin, le sondeur indique 3.5m d’eau sous le bateau ce qui est parfaitement impossible, on le soupçonne d’être en panique car trop proche du fond justement, plus assez d’eau sous le bateau pour qu’il donne une mesure exacte. Mais nous n’étions pas posé puisque le bateau bougeait au gré des quelques vaguelettes, donc pas de panique. Syl plonge et constate qu’il n’y avait plus que 15cm d’eau sous les safrans !!! Conclusion : faut remouiller plus loin !! Ce qu’on fait par 2.5m et fait enfouir l’ancre en faisant marche arrière de façon « insistante » !
Les 2 soirées et nuits suivantes vont être quelque peu animées par les orages !! On en était à calculer la distance des orages en comptant les secondes séparant l’éclair du tonnerre !! mais il y avait tant d’éclairs et de tonnerres que parfois on ne savait pas à quel éclair correspondait le bruit du tonnerre ! En tout cas c’était juste autour. Et pour info, la foudre adore les mâts de voilier : c’est haut et très conducteur…..quand c’est trop proche, on coupe le courant. Lors d’un éclair Syl a senti une petite décharge : le Victron, appareil de contrôle des niveaux de batteries de service a perdu un peu les pédales, Syl a du le recalibrer.
Par contre maintenant qu’Oxygen a un bimini rigide avec goulottes on peut récupérer l’eau de pluie pour remplir les vaches à eau, c’est super efficace : sous une bonne averse, 200 litres à l’heure ! On a de l’eau douce à volonté.
La 4iéme nuit : aucun orage, pas de pluie, l’alarme de mouillage ne s’est pas déclenchée. Super nuit !!
Coté plongée, on s’est régalé, dans tous les sens : beauté et variété des fonds, eaux translucides, par contre pas de gros poissons ni de raies. Et l’estomac aussi s’est régalé. On a même mis des langoustes au freezer, on ne pouvait pas tout manger !! On allait tout de même se payer une indigestion de langoustes, pas convenable !! Du coup on a testé l’omelette aux langoustes pour varier, à recommander !
Les coast guards nous ont rendu visite, à 6 ou 7 jeunes militaires sur une grosse vedette, avec mitraillettes…..Le bateau est arrivé sans faire de bruit, au point mort !! quand je les ai vu ils étaient à seulement 2 m d’Oxygen, ça fait peur. Mais c’était juste une petite visite de routine. Faut bien qu’ils fassent leur travail. Ils sont basé sur l’Ile de Hunting Cay, très proche, on voit leur île de notre mouillage, ils n’ont donc aucun mal à nous surveiller. Mais le fait qu’on chasse n’est pas leur souci, eux ils sont calibrés pour le trafic de drogue, les clandestins, etc etc…..et pour les langoustes sans doute que les pêcheurs leur en donne !

30 Attention pas touche, poisson pierre venimeux

17 aout : On quitte Franck’s Cay au matin pour l’île voisine, Hunting Cay, c’est juste à 3 miles (5km). On retrouve un peu de civilisation puisque les coast guards y sont installés. C’est sur cette île aussi qu’est planté le phare indiquant le point extrême sud est de la barrière de corail du Belize. La zone de mouillage est parfaite, composée de sable et d’herbier. Il y a une bouée d’amarrage faite d’un demi m3 de béton posé au fond avec une énorme chaine, puis un bout, et la bouée bien sûr. Eh bien rien que sur ce bloc de béton il y a 2 poissons pierre à cornes (attention pas touche, très dangereux car venimeux, pas mortel mais bien malade durant 24h…) et 5 langoustes (je précise que Syl les a laissé en paix). Nous ne sommes pas allé à terre.

31 Boule Bleue inconnue

18&19 aout : On navigue vers Seal Cay, à 5miles. C’est l’île excentrée à l’ouest du parc des Sapodillas. La passe pour franchir le récif est franche, tout va bien. Par contre il est très difficile d’y mouiller car sous le vent de l’île il y a trop peu de fond et de toutes façons farcis de patates de corail, et ensuite il y a un tombant (on passe de suite à 80m de fond !!). On a essayé par 4 fois sans succès. A force de chercher on a trouvé une mini bouée sous laquelle il y avait un bout et une chaine suffisamment gros pour Oxygen. On a pas demandé notre reste, on s’y est mis, pas le choix.
Coté plongée c’est très beau mais peu de poisson. Par contre il y a des boules bleues superbes qu’on a jamais vu nulle part !! on dirait une fleur d’ail mais toute bleue, c’est mou comme une anémone, d’un diamètre d’environ 10 cm !

32 Couleurs de la pointe Malabique

20 aout : On quitte Seal Cay pour rejoindre les eaux guatémaltèques. Comme on ne peut pas faire dans la même journée cette petite navigation + faire les papiers à Livingston + repartir pour mouiller dans le lac Golfete au sein de la rivière Rio Dulce, et comme il est déconseillé de passer la nuit à Livingston pour des raisons de petits soucis de vols, nous mouillons donc au Cap Tres Puntas. C’est déjà le Guatemala mais en face de Livingston, à 10 miles (18km). Rien de spécial, sauf qu’il a plu de folie et le bateau subissait une petit clapot désagréable.

33 Pêcheurs du lac Golfete

21au 24 aout : Bref à 4h30 on était debout, du coup on est parti pour Livingstone. Très vite on a fait les papiers, un peu d’avitaillement, petite ballade, petit resto dans lequel nous découvrons le tapado, un ragout de poissons/crabes/crevettes avec banane plantain.
Après cette brève escale administrative nous entrons dans le canyon du Rio Dulce. Toujours aussi magnifique avec ces falaises recouvertes de verdure….par contre peu d’oiseaux cette fois ci !
On décide de mouiller à l’entrée du lac Golfete pour une nuit puis dans un bras du lac au nord pour 2 nuits. Ces mouillages dans le lac sont super paisibles, on peut observer les allers & venues des pêcheurs, la vie des locaux et en plus écouter tous les bruits des animaux de la jungle et notamment les singes hurleurs que nous retrouvons avec grand plaisir.

34 Coati à Tikal

25 au 28 aout : On retrouve notre place au ponton de la marina Ram. Oxygen y a ses habitudes désormais !!
Bien sûr nettoyage à fond du bateau, protection des panneaux solaires et de l’annexe, inventaire, installation du déshumidificateur etc etc…

35 Tikal

29 au 31 aout:: lundi 29 sept 7h, notre taxi Saùl est à l’heure, un petit bisous sur la coque d’Oxygen et on quitte la marina pour aller découvrir la région du Petén et son immense site de ruines Maya à Tikal.
Nous avons loué pour 2 nuits dans un ranch à El Remate, face au lac Itzal. Accueil super, chambre confort, piscine et surtout une vingtaine de grands chevaux de travail, superbes. On va faire une balade à cheval aux alentours. Et le lendemain nous prenons la navette de 5h30 du mat’ pour le parc de Tikal qui est immense : 58 hectares !! En fait ce parc intègre les ruines Maya au sein d’une réserve faune / flore.
Puis le mercredi 31, nous allons à Florès, la capitale du Petén sur la rive sud du lac Itzal. Le centre historique est d’ailleurs sur une île. C’est pittoresque.
Le jeudi nous prenons un coucou de Florés à Guatemala City, puis vendredi 1 sept, direction Paris via Miami……

36 Martin pêcheur à l'affut

A bientôt…..